Ahimsa

Chers Yogis et Yoginettes,

Pour le premier article de ce blog (enfin!), je voulais vous parler de Ahimsa. Quoi ? Ahim.. quoi ? « Ahimsa » est un terme sanskrit qui signifie non-violence et qui fait partie des règles de vie du Yoga. Et oui, le Yoga, ce n’est pas seulement se mettre la tête en bas ou respirer en se bouchant une narine puis l’autre, c’est aussi une philosophie de vie.

« Ces pensées, comme la violence, qu’on la vive, la provoque ou l’approuve, sont causées par l’impatience, la colère et l’erreur. »
Yoga-Sutras, Patanjali

La non-violence envers les autres

« La violence peut prendre des formes multiples, de sa manifestation la plus grossière, la plus apparente, dans les actes physiques, à sa forme la plus subtile, à travers d’éloquents non-dits. Sans rien dire, on peut violenter l’autre, sous couvert d’amour, en exigeant de lui qu’il soit différent de ce qu’il est […] Sans rien dire, on peut participer à la violence ou l’autoriser, on peut la provoquer par son attitude intérieure ».
Yoga-Sutras, Patanjali

Pantanjali est assez direct et limpide. Essayons de ne pas être moralisateur, en réalité, le yoga nous invite simplement à être attentif à nos comportements et à nos pensées envers autrui (et c’est déjà pas mal !)

La non-violence envers soi-même

Ne pas être violent envers son pauvre corps qui n’a rien demandé à personne : la pratique du yoga permet de connaître ses limites physiques pour pouvoir les respecter. Ahimsa, c’est aussi ne pas aller au-delà de nos capacités et ne pas entrer dans la douleur.

Ne pas être violent mentalement : vous serez d’accord avec moi je pense, quand je vous dis qu’il est encore plus facile de se juger soi-même que de juger les autres ! Et on a tendance à se juger (souvent) négativement. On est souvent moins indulgent et moins doux quand il s’agit de sa propre personne. On se juge rapidement et durement « je suis trop cela, pas assez ceci » (version yoga : « je suis trop raide, pas assez souple »). Ahimsa nous dit au contraire d’accepter nos limites sans se juger, sans en vouloir toujours plus, sans exiger d’être différent de ce que l’on est aujourd’hui. La souplesse, le renforcement musculaire n’est pas une fin en soi dans le yoga (si si !), ce sont simplement des conséquences (qu’on accueille volontiers). La pratique sert d’avantage à se recentrer sur le souffle, sur qui on est, et à se connaître soi-même. C’est justement en acceptant de lacher prise que l’on peut progresser.

Vous l’aurez compris, il est bon de pratiquer Ahimsa sur le tapis mais aussi en dehors !

aaron-burden-38413

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :